Vendredi 1 août 2008 5 01 /08 /Août /2008 03:52

Ils s'étaient rassemblés depuis quelques heures déjà.
D'abord un
puis deux
puis une foule de matous orphelins de la "dame aux chats", comme on la nommait désormais dans la petite ville, en se signant au coin d'une ruelle et en clouant des ragondins aux portes des granges -bien qu'il ne reste plus guère de grange dans ce coin là, les gens restaient très superstitieux: rien de tel qu'un ragondin ou  les c¤¤¤¤s d'un cycliste pour faire fuir goules, sangsues ou autres belles mères.-
Ils avaient atteint le portail du dénommé Rigano Frédéric, matricule de sécurité sociale 234b6789K12, pompier de son état, et semblaient attendre quelque chose. Quelque chose qui, au vu de l'humidité de leurs félines babines, n'était certainement pas du Sheba.
Le dénommé Rigano, pour sa part, n'ayant aucune conscience de la présence moustachue autour de son pavillon quatre pièces " salon-chambre-cuisine-salle de bains-toilettes-pour un gosse on verra plus tard",vaquait à sa principale occupation de la soirée, qui consistait peu ou prou à remplir de vieilles bourres de canapé un objet de latex lubrifié, vendu sur les marchés -afin d'arrondir les fins de mois, il est vrai écornées par l'interdiction faite aux pompiers de cultiver la fleur bleue de leur jardin, ce dont Rigano, pas poète pour deux sous ne se plaignait pas, vu que la poésie, c'"est pour les tapettes"- sous le nom un peu pompeux de "santons de provence".
Mais revenons à nos moustaches; Pendant que Rigano se sentait
Maladroit
Traditionnel
et
Un peu con
Les félins envahissaient peu à peu le jardin, bousculant nains de jardin d'un goût douteux et autres bibelots ayant vocation à embellir les quelques mètres carrés de béton faisant lieu de jardin chez les Rigano.
Ils semblaient attendre. Et ils attendaient vraiment, malgré tout ce que l'on peut penser du prétendu égoïsme des chats.
Ils attendaient ce camarade un peu pelé -selon des critères félins, ce qui fait que pour un oeil d'humain, n'importe lequel d'entre eux eut pu convenir pour remplir le rôle de l'attendu tant souhaité.- qui leur était apparu quelques semaines auparavant, manifestant une magnificence dans la pelade que seul un élu -aux yeux des félins- pouvait manifester.
Le camarade en question se faisait attendre, ce qui n'allait pas sans provoquer moult feulements et autres réminiscences léonines chez les greffiers présents.
Pour s'occupper, car lorsque l'on patiente, il faut bien trouver quelque chose à faire, sudoku ou autre macramé, les chats initièrent une pyramide humaine, qui tourna court  au vu de leur nature facétieuse lorsqu'un des leurs décida de poursuivre un ver luisant qu'il croyait avoir entr'aperçu au bout du jardin Rigano.
Dès lors la pyramide
s'écroula
croula
la
Mais Rigano, s'il avait observé ce spectacle, avait fait mine de ne pas le voir, car un pompier distingué en vaut deux, selon certains, et un soldat du feu doté de manières aristocratiques n'aurait certainement pas prêté attention  à quelques ersatz de tigre divagants.
Alors que la nuit se faisait plus obscure et les feulements plus rauques, il apparut, entre deux nains, entre deux heures, en bon camarade tardif qu'il était.

Par Kikipow - Maitre Kanter
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Mercredi 30 juillet 2008 3 30 /07 /Juil /2008 18:35

            Dans l'actualité ce soir, une nouvelle colle posée aux scientifiques : c'est le cas de Mme Jeannine Payssoubran, décédée vendredi d'une maladie semble-t'il inconnue, et tout autant singulière. Son enterrement a eu lieu ce matin, à la demande de son fils, mettant ainsi un frein à l'approfondissement de l'analyse médicale. Nicolas Sarkozy, secondé par le ministre de la Santé Jean Dahoux, a affirmé que les mesures nécessaires ont été prises pour empêcher toute contamination.

            A Bordeaux, les viticulteurs durcissent leur action : des centaines de kilos de raisin ont été déversés sur les routes, bloquant ainsi la circulation sur les principaux axes. Leur objectif : Le retrait de la Loi RNE sur la conservation du vin. Sur place Nicolas Sarkozy a annoncé que le gouvernement ne ploierai pas devant une telle conduite qu'il a qualifié de terroriste.

            Football, l'équipe de France s'est aujourd'hui qualifiée en ligue des champions par un but de dernière minute face à l'équipe slovène. Le président et supporter Nicolas Sarkozy est convaincu de leurs chances d'arriver en finale, malgré la blessure de leur capitaine.

            Enfin, pétrole, le prix du baril bat un nouveau record à plus de 145$. Ce qui ne va pas en arrangeant la grogne des routiers qui ont voté la poursuite de la grève. Dans sa dernière déclaration, Nicolas Sarkozy a juré que « pour une fois, ce n'était pas de sa faute »

*Jingle*

            Bonsoir et Bienvenue à tous. Vendredi à Théoul sur mer a été retrouvé le corps de Jeannine Payssoubran, victime d'une étrange maladie. C'est une voisine, ayant tenu a garder l'anonymat, qui a contacter le pompiers lorsqu'elle a réalisée que Jeannine, prostrée chez elle, ne répondait plus à ses appels. Selon les témoignages concordants de ces derniers, Mme Payssoubran les aurait accueilli debout, derrière la porte qu'ils venaient de défoncer, avec une étrange lueur au fond des yeux. Elle ne répondit pas à leurs questions et adopta immédiatement une attitude agressive qui les obligea à l'amener par la force à l'hôpital. Un reportage Marion Soulié et Benoît Le Bec.

            « - Tout semble apaisé dans ce village de Théoul, d'origine médiévale, il semble figé dans le temps comme dans de la glace et nul ne pourrait se douter qu'un événement des plus morbides vient d'y avoir lieu. Pourtant c'est bien dans cette maison qu'est apparu le premier cas de ce que les médecins ont choisi d'appeler catalepsie post-mortem. Frédéric Rigano, sapeur pompier de 1ère classe de la caserne de Théoul a bien voulu se prêter à nos questions:

-C'était une sensation très étrange, on aurait cru que cette femme était comme hypnotysée, son corps était d'une rigidité quasi-cadavérique et son visage ne laissait pas transparaître la moindre émotion. Quand je me suis approché pour m'assurer de sa bonne santé, elle s'est jetée en avant et a planté ses dents dans mon avant-bras. Sans mon uniforme elle m'aurait surement mordu jusqu'au sang. Il a alors fallu se mettre à trois pour la maîtriser car la vieille se débattait avec une force pas commune pour son âge. J'avoue que je suis encore sous le coup.

- Les médecins de l'hôpital St Roch de Nice n'en reviennent pas eux non plus, M. Gabrielli, psychiatre nous livre son pronostic :

-Lorsqu'on m'a fait l'inventaire des symptômes de la patiente, j'ai d'abord pensé à un cas de schizophrénie hébépréhéno-catatonique, caractérisé par une certaine tension musculaire, la stupeur et le mutisme ainsi que par des accès de violence irraisonnés lorsque la pathologie devient paranoïde. Ce n'est qu'en voyant les radios que j'ai réalisé que cette hypothèse n'était pas valable. Aussi étrange que ça puisse paraître, et vous pouvez être sûrs que j'ai pris la peine de refaire ces radios, le cerveau de la patiente ne présente aucun signe d'activité. Pour être clair : la patiente est morte, et, pour une raison que je ne m'explique pas, et qui n'est d'ailleurs pas de ma juridiction, son corps marche encore...

-C'est ici que l'histoire se termine : Dans le cimetière de Théoul où va être inhumé Mme Payssoubran, bien morte cette fois-ci, selon la volonté de son fils qui voulait lui rendre toute dignité. Le ministère de la Santé a affirmé qu'il n'y avait aucun soucis à se faire au sujet d'une possible contagion, les personnes proches de la malade ces derniers jours ayant déjà toutes été convoquées à l'hôpital St Roch pour analyses, sans résultats. A suivre?» 

Par Kikipow - Maitre Kanter
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Mercredi 30 juillet 2008 3 30 /07 /Juil /2008 18:34

            Hormis ses proches voisines et l'un de ses trois enfants avec sa compagne, personne ne s'était déplacé à l'enterrement de la dame aux chats. Mais la rumeur d'une caméra de France 3 présente sur les lieux ayant couru, personne n'avait voulu rater le bulletin de soir même. On ne voyait pas vraiment en quoi la mort de cette femme pouvait être médiatique. Elle était âgée mais pas tant, marginale mais pas très, sarkoziste mais pas trop. Tout laissait à penser que quelque chose d'important avait eu lieu au village, et avait joué dans la mort d'un de ses habitants.

            « -Important mon cul! Nous sommes juste en train d'assister à la naissance d'un nouvel hoax, un canular propagandiste visant à préserver le climat de peur qui place le gouvernement au confortable poste de protecteur. A défaut de vraie réformes économique ou sociales, les politiciens préservent l'humanité de son extinction, les héros! A quand les justaucorps fluos? »

Gilles pouvait bien parler, personne ne prêtait attention à ses prédictions, tous trop absorbés par les nouvelles prononcées d'une voix grave et monocorde. Cela n'empêchait pas le jeune libraire de continuer, sachant pertinemment qu'il était dans le vrai, et qu'on finirait par lui reconnaître un jour ou l'autre, celui où il sera trop tard.

« -C'est pas la première fois que vous tombez dans le panneau : Une vieille qui s'étouffe dans son pull en laine et c'est la fièvre aphteuse, un gamin qui avale de travers un os de poulet, et c'est la grippe aviaire, là vous allez voir, ça va être la faute aux chats! L'angine féline, ça sonne bien non? »

Son père, qui se fichait pas mal de cette histoire de dame aux chats, mais qui ne voulait à aucun prix manquer la météo le pria poliment d'aller voir dans sa chambre si la C.I.A n'y discutait pas d'un nouvel ordre mondial.

            L'ambiance était tout autre chez les Beaumont puisque le débat y était ouvert. Florence, infirmière de son état, affirmait qu'elle avait croisé la morte trois jours plus tôt au marché et qu'elle semblait en grande forme. Aucun virus connu ne pouvait être aussi foudroyant. Il devait s'agir d'un dysfonctionnement cardiaque, à son âge cela n'aurait rien de surprenant. Son fils Etienne, en se resservant de la compote, n'approuvait que mollement. La télé parlait bien d'un virus inconnu, alors où était l'incohérence?  De toute façon, disait Marine en plissant le front, cela ne pouvait pas venir des chats, ils étaient trop mignon pour vouloir de mal aux humains. Ces propos naïfs ne parvinrent pas à détendre l'atmosphère mais attirèrent l'attention sur l'hypothèse féline à laquelle, étrangement, personne n'avait encore songé.

« -Ça ne peut être que çà! Une maladie transmise par un de ces foutus chats errants! Quand je pense que j'ai déjà soumis le projet de les piquer à l'association il y a deux ans, et que les autres ont refusé, soi-disant que ça mettait du pittoresque! Des puces et des microbes oui! »

Face à l'emportement de son père, Etienne jugea opportun de reprendre une louche de compote. Tous les yeux se tournèrent alors vers l'écran qui passait ironiquement une publicité pour du Sheeba. Florence commença à débarrasser la table.

Le lourd silence fit comprendre à Michel Beaumont qu'on s'en remettait à sa fonction de patriarche, ce qui n'allait pas sans le flatter.

« -Je suggère qu'aucun de nous ne s'approche des chats tant qu'on en saura pas plus. J'appellerais la fourrière demain matin pour qu'ils viennent les enlever et peu importe ce qu'en pense l'association, la santé des villageois passe avant le plaisir des touristes, sujet clos. »

Il fut clos en effet, et laissa la place au film du samedi, Opération Tonnerre, considéré à l'unanimité comme le meilleur des James Bond.

            La grosse Marie,elle, avait assisté à la cérémonie. Non pas qu'elle ait partagé avec Jeannine une quelconque complicité, mais à cet âge, la proximité est souvent le critère nécessaire et suffisant à toute amitié. Et puis, la mort, il faut la respecter, en particulier quand on l'entend frapper un peu brutalement à la porte d'à côté. Sur son incontournable robe bleue, elle avait jeté un châle de dentelle noire, qu'elle gardait pour les grandes occasions, et c'en était une on ne peut plus appropriée. Au début Marie ne voulait pas y aller, elle frémissait à l'idée de traîner ses béquilles jusqu'au cimetière qui se trouvait en contrebas du village, de manière à ce que, s'il venait à quelqu'un l'idée de se laisser rouler sur le flanc de la colline boisée, il y atterrirait immanquablement. Le cimetière du village, ce n'était déjà plus le village, c'est pourquoi les tombes n'étaient jamais fleuries. Elle s'était finalement résignée à s'y rendre, de peur que d'autres voisines remarquent son absence, après, elle avait regretté. Le prêtre avait prononcé une prière, on avait jeté trois poignées de terre, debout tout le long, et puis il fallait refaire le chemin en sens inverse, cette fois en écoutant les sempiternels mots justes des voisines en telles circonstances. Heureusement qu'il y avait eu les gens de la télé pour créer un petit mystère au milieu du grand.

Le soir, Marie s'était vue au 20 heures. Elle vit aussi que Jeannine n'était pas morte d'une crise cardiaque comme on le lui avait dit. A cette annonce, elle n'eût que ces mots, qui lui brulèrent les lèvres : Et moi alors? Et moi? Et moi?

Par Kikipow - Maitre Kanter
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Mercredi 30 juillet 2008 3 30 /07 /Juil /2008 18:33

            Le 1er Janvier, à cinq heure, alors que l'étouffante majorité du monde occidental cuvait son vin, sa bière, son whisky, ou commençait tout juste à envisager de rentrer se coucher, en essayant de faire diminuer cette année le taux d'accidentés de la route ou simplement de ne pas semer toutes ses affaires dans la rue, Jeanine sortait du lit. Elle avait passé près d'une demi heure, la couverture jusqu'au menton, à fixer le lustre au plafond de ses grands yeux gris. D'un coin de son cerveau, une voix lui soufflait qu'il fallait rester au lit plus que de coutume, oui car aujourd'hui c'est férié. Certes, cela ne signifiait pas de grands bouleversements dans la vie d'une femme au foyer retraitée, mais c'était une manière de briser la monotonie, tout en intégrant l'exceptionnel au rituel.

A son lever elle était donc plus fraîche que jamais, prête à affronter la journée du bon pied. Elle avait enfilé ses pantoufles et sa robe de chambre neuve, offerte à Noël par son fils Alexandre, avait contemplé, oh trois secondes, la photo en pied de son mari en tenue militaire, même pas mort à la guerre, fauché par un cancer, et s'était dirigé vers la porte de la cuisine en trainant les semelles moins lourdement qu'à l'habituée. De l'extérieur, d'un nez extérieur du moins, mais placé à l'intérieur, la cuisine sentait la pomme de terre, l'échalote et les petits farcis, ainsi que plus subjectivement le vieux chêne, la porcelaine et le boulgom. Pour Jeanine, elle ne sentait rien, et c'est ce qui la rassurait, ce rien, ce qui la faisait se sentir chez elle

En trempant sa tartine beurrée dans le café au lait et aspartame, elle pensa aux chats. Eux n'avaient surement pas fait la grasse matinée, et devaient se contreficher du nouvel an tant que leurs gamelles étaient pleines. Or qui allait les remplir, sinon Jeanine? Interrompant son petit déjeuner, elle sortit du four les restes de poulet qu'elle s'était offert la veille. Comme c'était beaucoup pour une personne, elle n'avait mangé que le blanc.

« -Et qui c'est qui va se régaler ? Hein? Qui c'est qui va manger du bon poulet rôti ? »

Ce seraient tous les chats du village, sauvages mais pas dégourdis, déjà rassemblés place de l'église, à la fenêtre de Jeanine. Elle seule pouvait les caresser, c'était sa fierté, son talent, son superpouvoir de mamie, alors elle en usait avec délectation.

            Ce matin là, comme malheureusement trop de matins à son goût, elle remarqua qu'un des chats était salement abîmé : borgne, pelé, traine-la-patte, l'apanage du vaincu de la saison des amours. Et si ce n'était pas encore la saison des amours, l'animal ne méritait pas moins d'être soigné. Jeanine le fit entrer et lui servit une pleine assiette de lait. Plus tard elle ferait une attelle pour sa canne boiteuse. Mais avant, les cartes de vœux! Elle attendait ce moment depuis une semaine, elle avait déjà achetée des cartes personnalisées pour chaque personne mais s'était interdite de les rédiger avant ce matin, un peu par superstition, un peu par jeu. Elle les sortit toutes du tiroir de la commode et les disposa toutes face à elle sur la nappe de la cuisine, tel un patchwork de carton. Puis, reprenant son bol de café à deux mains, elle se mit à songer à leurs destinataires. 

Une vue aérienne du village pour Alexandre et Julia, à Rome, la photographie d'un pré de pensées pour Céline à Montreuil, une carte musicale d'un air connu pour David, Debbie et leurs enfants aux États Unis, de classiques vœux de bonne année pour sa vieille amie Simone dans le Vercors, une autre vue du village pour Annie, des chatons pour les Barbera, une carte sobre pour Hervé, un jeu de mot idiot pour Victor et sa femme, le village pour Monique, les chatons pour Marie, un Titi pour Florence, des chatons pour M. Cavallo, des chatons pour Yvette, des chatons pour Louis, des chatons pour Mme Antoine...

En cajolant le chat machinalement, Jeanine se félicita comme chaque année de connaître tout ce beau monde.

Par Kikipow - Maitre Kanter
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Mercredi 30 juillet 2008 3 30 /07 /Juil /2008 18:28

            « - Si on était toutes les deux coincées sur une île déserte, sans nourriture, et que j'étais la première à mourir de faim, est-ce que tu me mangerais pour survivre ?

-Cuite ou crue?

-N'importe, c'est pas ça le problème. Est-ce que tu serais prête à bouffer ta meilleure amie si c'était la seule solution? 

-...Ouais, j'te boufferais. Je commencerais par le petit morceau de chair, là, entre le pouce et l'index, juste par gourmandise, puis j'attaquerais tes gros seins laiteux et je verrais si après ça ils tiennent toujours tout seuls, je filtrerait le sel de la mer pour te conserver plus longtemps, et, entre les repas, je goberais un à un tes orteils comme des saucisses cocktails.

-Putain, Lise, t'es vraiment dégueulasse!

-Si tu veux pas de réponses tordues, pose pas de questions tordues.

-De toutes façons c'est de la S.F, c'est un truc qui arrivera jamais.

-Pas si sûr...

-Si, parce que j'aurais déjà croqué ton joli petit cul avant de crever la dalle! »

 

Par Kikipow - Maitre Kanter
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