Mardi 18 novembre 2008 2 18 /11 /Nov /2008 10:45

Orlans les amena dans la maison de la grosse feu Marie...la grosse Marie feu...la feu grosse Marie...enfin qu'importe. Elle même d'ailleurs ne s'y serait pas retrouvé tant son intérieur avait changé, celui de la maison hein! Le professeur et son assistant l'avaient transformé en bunker de haute sécurité selon l'application du plan vigizombie. Ça avait de la gueule : les fenêtres du rez-de-chaussée étaient barricadées avec des barreaux de chaise, les autres meubles avaient été mis en pièce pour former un grand tas à côté de la cheminée, la lingerie douteusement fine faisait office de petit bois, des bougies de noël étaient disposées de manière équitables dans toutes les salles et de gros tubes de pvc arboraient chaque fenêtre du premier. Orlans invita les autres à s'asseoir et somma Couët de le faire.
« -Visiblement, l'électricité à été coupé dans toute la ville. Je vais allumer un feu pour faire chauffer l'eau. Qu'est-ce que vous avez comme thé? »
Les deux filles échangèrent un regard interrogateur puis Lise prit la parole
« -Non attendez : on a risqué nos vies pour ce chariot, avec ça on a de quoi survivre au moins trois semaines, une seule si on partage avec vous tous. C'est vite vu. On peut bien faire un bout de chemin ensemble mais ça reste chacun pour sa gueule. Alors si vous voulez bouffer va falloir prendre vos arcs et vos flèches et aller chasser le daim dans le parc! Au passage comptez pas sur nous pour la reproduction : Je suis lesbienne et elle est stérile, alors vous remuerez vos jolis petits culs à tour de rôle, pigé? »
Couët, dont les mains étaient toujours attachées pour sa propre sécurité, jeta un indiscret coup d'œil vers celui de Lurf.
« -Veuillez m'excuser mais je crois que vous n'avez pas bien saisi la situation dans laquelle nous nous trouvons. Vous avez de quoi nous sustenter tous, et nous disposons des moyens pour vous protéger. Il est dans notre intérêt commun de... »

*Drelin*

Couët leva son index : « -Ca a sonné! »
Immédiatement Orlans se mit à la fenêtre et vit le zombie empêtré dans les fils à clochettes du jardin.
« -Zone de Sécurité 3 franchie! Vite, est-ce que vous avez des patates? »
Marine paniquée : « -Gu? 
-Lancez-moi une putain de patate de votre putain de caddie! »
La brune fouilla alors dans la cage métallique, déchira le filet et envoya le tubercule au professeur qui l'enfonça dans un des tubes de pvc. Avec une impressionnante célérité, il dévissa la chambre en bas du tube, y vida un spray de désodorisant pour chiottes à la violette, le referma et pressa sur le pizzo. Vraoupf! La patate fusa et fit gicler la tête du mort-vivant contre le tronc d'un cyprès.

« -Je disais donc qu'il était dans notre intérêt commun de...
-Oui c'est bon, on a compris » le coupa Lise en posant sur la dernière table un paquet de verveine.
Marine carrément estomaquée : « -Tu bois ça toi?! 
-Ouais...ça me rappelle ma mère. »
Silence trop lourd à porter.

Autour de leurs tisanes, les membres du nouveau groupe de survie en milieu zombifiant écoutaient avec attention les règles énoncées par le professeur Orlans :
« -Règle numéro 1 : Ne jamais se séparer des autres, sauf de Couêt.
-Hein? Mais c'est pas juste!
-Règle numéro 2 : Se méfier de tout le monde, sauf de Lurf
.-Druuuuuuu 
-Règle numéro 3 : Ne pas hésiter à détruire le cerveau de tout individu ayant été mordu par un zombie, sauf le mien.
-...
-Euh...oui, c'est à dire que, faute de hamster, je me suis livré à quelques petites expérimentations de vaccin sur ma propre personne et que...eh bien...en haut lieu... »
Il reprit une gorgée de verveine qui lui ébouillanta l'oesophage.
« -...Disons que le CNRS a réussi à faire pression sur le gouvernement pour que votre ville ne soit pas pilonnée immédiatement, dans l'espoir que je trouve un remède à cette peste. Je dois leur rendre un rapport tous les soirs à partir de mon émetteur portatif. »
Il désigna un petit appareil de plastique noir qui trônait sur la cheminée.
« -En l'absence de mes nouvelles un seul soir à 21heure précise...la ville sera bombardée dans les quarante cinq minutes. »

Par Kikipow - Maitre Kanter
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Commentaires

Nouvel arbitrage en faveur de maître Kanter : lorsque "feu" signifie "dead, dépouillé, mortibus, ratiboisé, écrabousillé", c'est un adjectif et ça s'accorde. Il est donc convenable de parler de "feue la grosse Marie", la place du "feue" n'a pas d'importance. Et on appuie sur un "piezo", ou "cellule piezo-électrique" pour les prout-prouts. Mais arbitrage en faveur de Kikipow pour une utilisation intelligente du canon à patate et une cervelle répandue. Ces critères sont purement subjectifs...
Commentaire n°1 posté par Fix le 18/11/2008 à 17h45

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